PAC air/air et clim réversible : la TVA passe à 5,5 % en 2026
Pour aider les ménages à équiper leur logement contre la chaleur, le gouvernement a annoncé le 18 juin 2026 l'abaissement à 5,5 % de la TVA sur les pompes à chaleur réversibles « air/air » — la technologie derrière la climatisation réversible. Ce que cela change concrètement, et ce qui reste à confirmer.
Ce qui change : de 20 % à 5,5 % de TVA
Aujourd'hui, une pompe à chaleur air/air (clim réversible) est taxée à 20 % de TVA sur la pose et à 10 % sur l'équipement, car elle n'ouvre pas droit aux aides classiques de la rénovation énergétique. L'annonce du 18 juin 2026 prévoit d'aligner ces équipements sur le taux réduit de 5,5 %, comme les autres gestes de rénovation.
Concrètement, sur une installation de 5 000 € TTC, passer de 20 % à 5,5 % de TVA représente une baisse de l'ordre de 600 € pour le ménage. L'écart est d'autant plus net que le projet est important (logement entier, multi-split).
Attention toutefois : il s'agit d'une annonce dans le cadre du PNACC 3. Sa traduction effective dépend de la publication des textes (loi de finances ou décret). Le taux, le périmètre exact des équipements concernés et la date d'entrée en vigueur peuvent évoluer.
PAC air/air, air/eau, climatisation : ne pas confondre
La pompe à chaleur air/air réversible chauffe l'hiver et rafraîchit l'été en soufflant de l'air. C'est la « climatisation réversible ». Elle n'est historiquement pas éligible à MaPrimeRénov' ni à la prime CEE pour le chauffage — d'où l'intérêt de la baisse de TVA pour la rendre plus accessible.
La pompe à chaleur air/eau, elle, alimente un circuit de chauffage central (radiateurs, plancher chauffant) et un éventuel ballon d'eau chaude. C'est elle qui est « le geste le mieux aidé » : MaPrimeRénov' + prime CEE « Coup de pouce » cumulables, sous conditions. Si votre objectif premier est de remplacer une chaudière fioul ou gaz, c'est généralement la solution à étudier en priorité.
Pour le seul confort d'été, la PAC air/air réversible peut avoir du sens — mais seulement après avoir traité l'isolation et la ventilation, sous peine d'une facture d'électricité élevée. Notre simulateur chiffre les aides des gestes éligibles (isolation, VMC, PAC air/eau, fenêtres) ; la PAC air/air relève surtout de la TVA réduite.
Faut-il rafraîchir avant d'isoler ? Non.
Installer une climatisation sur un logement mal isolé revient à climatiser une passoire : l'équipement tourne en continu, la facture grimpe, et le confort reste médiocre dès que l'appareil s'arrête. L'ordre efficace est inverse : isolation de la toiture et des murs, protections solaires extérieures, ventilation — puis, si nécessaire, rafraîchissement actif sur un logement déjà sobre.
C'est aussi la logique des aides : l'État finance en priorité les gestes qui réduisent durablement les besoins (isolation, VMC), pas la climatisation. La TVA réduite sur la PAC air/air vient en complément de cette stratégie, pas à sa place.
2 minutes, sans engagement. Un artisan partenaire RGE vous rappelle.
Démarrer ma simulationQuestions fréquentes
Pour aller plus loin
Autres guides
Contenu informatif fondé sur les textes et barèmes en vigueur à la date de mise à jour (guide des aides Anah février 2026). Montants indicatifs, sous conditions d'éligibilité — jamais garantis avant instruction des dossiers.